Le blog des experts de l'humain en entreprise
30 sept. 2014 C'est pas facile !
  Les Echos - Par Eric Albert | Lors de sa dernière conférence de presse, le président de la République a répété à sept reprises « pas facile », avec, en fin, la variante « c'est dur ». Derrière la récurrence de cette plainte, le président exprime deux choses. D'abord, sa difficulté à remplir sa tâche, dont il n'a pourtant pas pu sous-estimer l'ampleur avant d'y postuler. Ensuite, son souhait d'être, si ce n'est plaint, du moins de susciter une empathie, voire de l'admiration pour sa situation.Chaque manager ressent quotidiennement ce doute face à la complexité de ce qu'il a à réaliser. Comment en parler et quel effet produit sur ses équipes ?Commençons par considérer que, de façon générale, peu de salariés considèrent leur travail facile. Or, au-delà de la fatigue physique, la difficulté à résoudre des problèmes est souhaitable. La facilité conduit aux automatismes qui induisent le plus souvent l'ennui. Une dose de difficulté stimule. Chacun à son niveau la rencontre et sort grandi de sa capacité à la surmonter. Collectivement se crée une culture du goût de l'effort et du plaisir à y faire face. C'est la routine qui est repoussoir.Celui qui se sent submergé par la difficulté de sa tâche est soit monté trop vite, soit trop haut. Dans la première hypothèse, on peut l'aider à se développer de façon accélérée et l'accompagner. Dans la seconde, il est probable que le fameux seuil de Peter est atteint. Lorsqu'il s'agit d'un leader, l'effet sur les équipes est très délétère. Impuissance, résignation, excuse de son manque de résultats ou, pire encore, justifications de ses échecs par les circonstances sont les messages transmis. Toute l'entreprise se met à douter. Et chacun reproduit l'attitude de se plaindre de la difficulté de ce qu'il a à faire. La compétition n'est pas celle de réussir mais de savoir pour qui c'est le plus dur.La façon de faire face à la difficulté est une compétence différenciante pour faire émerger les leaders. D'un côté, ceux qui la considèrent comme normale, utile et stimulante. Ils y voient un défi et toute la raison d'être de leur fonction, ils la recherchent, identifient les sujets où elle se concentre et s'y attellent avec enthousiasme. De l'autre, les dirigeants qui ont recours à l'évitement, la défausse, la plainte.C'est difficile ? Tant mieux !...
23 sept. 2014 [LE COIN DU CHERCHEUR] Qu’est-ce que la psychologie positive ?
« Le coin du chercheur » est une nouvelle rubrique dans le blog de l’IFAS. L’objet de cette rubrique est de présenter régulièrement un article de la recherche scientifique, principalement en psychologie, en management ou en économie, afin de nourrir votre réflexion. L’idée est de partir de la recherche pour aller, quand l’article s’y prête, sur des questions entrepreneuriales et managériales. La fréquence de la rubrique est bimensuelle. L’article… Cet article est une introduction à une série de quinze articles sur des domaines de la recherche qui peuvent s’inscrire dans le domaine de la psychologie positive, un champ qui se développe depuis 1998, à l’instigation d’un des auteurs de l’article, le professeur Seligman, alors président de l’American Psychological Association. Dans l’article, la psychologie positive est définie comme « une science de l’expérience subjective positive, des traits individuels positifs et des institutions positives »[2]. L’espoir, la créativité, le courage, la persévérance, le bonheur, l’optimisme, etc. sont présentés comme étant des thèmes de la psychologie positive. Pour les auteurs, une telle science permettra d’améliorer « la qualité de vie et de prévenir les maladies qui apparaissent quand la vie est aride et manque de sens »[3]. Ils prédisent également que « le prochain siècle [le 21ème siècle] verra le développement d’une science et d’une profession qui comprendra et mettra en place les facteurs qui permettront aux individus, aux communautés et aux sociétés de s’épanouir »[4]. Cet article est un article fondateur[5] de la psychologie positive, un domaine de la psychologie qui s’intéresse donc au fonctionnement optimal des êtres humains, des communautés (dont les entreprises) et des sociétés. Si des chercheurs s’intéressaient à ces domaines avant le développement de la psychologie positive, la création de la psychologie positive a permis de rassembler ces chercheurs sous une même bannière et de leur donner ainsi plus de visibilité. Les auteurs expliquent que le développement de la psychologie s’inscrit dans un contexte scientifique où la recherche est focalisée sur les dysfonctionnements. Un des intérêts de cette nouvelle approche est de s’intéresser à l’autre pendant, le bon fonctionnement, le fonctionnement optimal, afin d’en tirer de la connaissance. … et ce qu’il peut apporter à une entreprise Ceci étant dit, qu’est-ce que la réflexion contenue dans cet article peut apporter à une entreprise ? Plus généralement, en quoi la psychologie positive peut-elle intéresser l’entreprise ? L’article et plus généralement la psychologie positive apportent un renouvellement de la réflexion entrepreneuriale. Il ne s’agit plus seulement de chercher à comprendre les dysfonctionnements. Il s’agit aussi de comprendre ce qu’est un fonctionnement optimal, au niveau de l’individu comme au niveau de la communauté que forme une entreprise, afin de mieux l’atteindre ou le poursuivre. Nous avons l’habitude de nous demander « pourquoi ça ne marche pas ? » Il convient également de prendre l’habitude de se demander « pourquoi ça marche ? », « que pouvons-nous apprendre de ce bon fonctionnement ? », « comment faire pour que cela continue de marcher ? ».   Renaud Gaucher Chercheur en économie du bonheur au sein de l’IFAS   PS 1 : Pour toute suggestion, remarque ou question, vous pouvez me contacter à l’adresse suivante rgaucher@ifas.net PS 2 : Pour ceux qui seraient intéressés à lire l’article, voici un lien gratuit : http://www.bdp-gus.de/gus/Positive-Psychologie-Aufruf-2000.pdf   [1] Psychologie positive. Une introduction. [2] Notre traduction [3] Notre traduction [4] Notre traduction [5] Il a été cité plus de 7000 fois à ce jour dans d’autres publications scientifiques. ...
22 sept. 2014 La résilience ou la morosité
Les Echos - Par Eric Albert | La prudence est de mise et, avec elle, les restrictions de budget. Souvent, l'entreprise envoie un message paradoxal en exigeant de la croissance tout en réduisant les moyens ; le tout enrobé d'un discours général sur le thème du « travailler différemment ».Si ce n'est déjà fait, le risque est de créer une ambiance faite d'inquiétude et de méfiance, qui stérilise les prises d'initiative et dégrade les relations entre les acteurs.Seule façon d'éviter cette spirale négative : développer la résilience de son organisation. Elle se construit d'abord sur la capacité à partager du sens. Il n'est pas question de minimiser les effets du contexte mais, au contraire, de montrer comment on en tient compte. Le sens ne peut pas se limiter aux classiques discours du risque pour la survie de l'entreprise ou de la nécessaire préservation de ses marges. Il doit nécessairement prendre en compte les intérêts de l'ensemble des salariés : vers où va l'entreprise, en quoi chacun y trouve son compte et quelles sont les raisons d'y croire.Au-delà de ce sens général, les périodes de crises supposent de revenir à l'essentiel. Et pour cela, de se limiter à quelques priorités, de renoncer à des projets qui ont été lancés mais qui dispersent.Cette focalisation sur l'action doit permettre de redonner aux acteurs une confiance en eux-mêmes. Outre cette nécessité de donner du sens, la résilience passe par la capacité à agir et celle-ci suppose de croire suffisamment en soi. D'où cette nécessité pour le management de prendre le risque de faire confiance à ses équipes et de leur donner des marges de manoeuvre. C'est en trouvant des solutions aux problèmes que peu à peu les acteurs renforcent l'estime qu'ils ont d'eux-mêmes, leur énergie à persévérer et leur plaisir à oser.Donner du sens, « prioriser » et laisser de la latitude aux salariés doit constituer la feuille de route de tous les dirigeants qui attendent que leur entité retrouve un sursaut et gagne en flexibilité....
17 sept. 2014 L’économie du bonheur, nouveau sujet d’étude à l’IFAS
Depuis 2004, l’IFAS a mis en place un département Recherche chargé de mener à bien différents projets innovants en matière notamment de management. Renaud Gaucher, spécialiste en économie du bonheur, vient apporter son approche pluri-disciplinaire à ce département. Diplômé d’histoire, de psychologie et d’économie, auteur de plusieurs livres pionniers dans le monde francophone sur l’économie du bonheur, la psychologie positive et les politiques du bonheur, il a pour mission via ses recherches de nourrir la connaissance et la réflexion autour notamment de la question du bien-être au travail et de sa relation à la performance économique et financière de l’entreprise. Plus concrètement, cette démarche intellectuelle offre la possibilité aux consultants de l’IFAS de bénéficier de nouvelles sources d’informations scientifiques afin de disposer d’outils toujours plus performants dans le cadre de leurs missions auprès de leurs clients. «  L’économie du bonheur, en prenant ses fondements dans les avancées les plus récentes des recherches en psychologie, ré-humanise l’économie. Adaptée aux problématiques des entreprises, elle offre des perspectives nouvelles en termes d’organisation, de management et de performance », commente Renaud Gaucher. Pour Eric Albert, fondateur de l’IFAS, « intégrer Renaud dans notre équipe est le reflet de notre volonté de proposer à nos clients des méthodes toujours plus innovantes, issues de réflexions scientifiques, afin de conjuguer au mieux efficacité collective et bien-être des salariés. »    A propos de Renaud Gaucher Renaud Gaucher, 38 ans, possède une formation universitaire riche et variée. Titulaire d’une licence d’histoire et d’un CAPES d’histoire-géographie (Université de Michel de Montaigne, Bordeaux III), d’une licence de psychologie (Université Vincennes-Saint-Denis, Paris VIII) ainsi que d’une maîtrise d’économie (Université Montesquieu-Bordeaux IV), il termine le Master of Science Finance (bac+6) de HEC Montréal (2011-2014), pour lequel il a réalisé une étude scientifique de 6 mois intitulée «Bonheur au travail et performance financière ». Dans le cadre de ses fonctions à l’IFAS, il prépare maintenant une thèse par articles avec la chaire en économie du bonheur de l’université Erasmus de Rotterdam. Professeur de l’Education Nationale depuis 2000, Renaud a mené un projet scientifique au sein du groupe MMA sur le bonheur au travail et la performance  financière. En parallèle, Renaud anime depuis 2009 des conférences sur ses sujets de prédilection : l’économie du bonheur, la psychologie positive, les politiques du bonheur ainsi que la psychologie de l’argent. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages scientifiques sur ces thématiques. "Bonheur et politiques publiques. Une approche scientifique et un bout de programme pour l’élection présidentielle de 2012" (2012, L'Harmattan, Paris.), "Psychologie de l'argent et économie. Abolirons-nous la pauvreté dans les pays riches ?" (2011, L'Harmattan, Paris), "La psychologie positive ou l'étude scientifique du meilleur de nous-mêmes", (2010, L'Harmattan, Paris), "Bonheur et économie. Le capitalisme est-il soluble dans la recherche du bonheur ?" (2009, L'Harmattan, Paris.). Ces livres ont un point commun : trouver dans la fine pointe de la recherche en sciences sociales les ressorts d’une société plus harmonieuse.   A PROPOS DE L’IFAS Créé en 1990, l’IFAS est le cabinet de référence dans le domaine du conseil en management, axé sur l’efficacité collective et le bien-être au travail.   Expert du changement comportemental en entreprise, L’IFAS accompagne les dirigeants et répond à l’ensemble des besoins concernant la conduite du changement, l’adaptabilité, les risques psychosociaux et le stress. Il propose une offre cohérente combinant conseil stratégique, formations en développement des compétences, évaluation et études, coaching. http://www.ifas.net/   Contact Presse : Aurélie Prosper- Agence Eliott & Markus Tel : 01 53 41 41 84 Email : a.prosper@eliott-markus.com  ...
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